Meaux un avocat vous conseille

31. – MORT D’ALEXANDRE LE GRAND TROIS CENT VINGT-QUATRE ANS AVANT JÉSUS-CHRIST1.

Babylone tout entière s’est abandonnée au deuil et au désespoir le (LES) plus violent, à la nouvelle de la mort prématurée qui est venue frapper Alexandre le Grand dans le cours brillant de ses conquêtes. La première nouvelle de ce funeste événement ne fut accueillie qu’avec incertitude, et ne fut pas crue tout d’abord par la plupart des nations que ce conquérant avait subjuguées tSUBJUGU:), @ et auxquelles (à QUI) il avait donné des lois sages et sévères. Accoutumées à le regarder comme invincible, elles s’étaient (AVAIENT) imaginé qu’il était immortel ; et cette pensée s’est affermie, quand elles se sont rappelé les (DES) choses étonnantes qui lui étaient arrivées, quand elles se sont rappelé combien de fois ses soldats, l’ayant cru perdu, l’avaient vu reparaître tout-à-coup (TOUT D’UN COUP), non-seulemeut ou pleine santé, mais encore sur (DESSUS) son char de victoires. La nouvelle de sa mort ne s’est pas plus tôt répandue, que les nations qui s’étaient mises (MIS) SOUS sa domination l’ont (L’AVAIENT) pleuré, non comme un ennemi, mais comme un père. Tant de bontés, que ce vainqueur avait eues pour Sysigambis, avaient attache cette princesse à la vie, quoique (MALGRÉ QUE) la perte de son fils l eût (L’AVAIT) précipitée du trône dans (DEDANS) les fers. Toute autre nouvelle l’aurait moins frappée, et elle ne se serait point donné la mort dans toute autre circonstance. Cependant, quelle qu’ait (A) été sa douleur, quel qu’on ait (A) jugé l’acte de désespoir qui a terminé ses jours, on n’en concluera pas qu’elle ait (A) montré plus d’aflection, plus d’attachement pour un ennemi, qu’elle n’en avait montre pour son propre fils. Cessons donc de nous étonner qu’elle se soit montree tout autre qu’elle n’avait paru à la mort de Darius. L’une et l’autre mort lui avaient porté un coup fatal, mais celle d’Alexandre (à ALEXANDRE) lui avait porté le coup de grâce.

—rsatotcsi»


32. – SUR LA COLÈRE.

Pour peu que nous -essayions d’examiner de près les funestes effets qu’a produits la colère, et les maux qu’elle a causés, nous avouerons que c’est la peste la (LE) plus terrible qui ait (A) afflige l’humanité. Rarement, cependant, les hommes se sont fait (FAITS) une idée des funestes conséquences qu’elle a eues ; rarement, ils se sont senti le sang-froid nécessaire pour les détourner, en différant l’exécution des projets qu’elle a inspirés.

Un jour, une heure, un instant même aurait suffi quelquefois, en enet, pour désarmer les personnes Les plus portées (LE PLUSPORTÉES) à la vengeance, lors même qu’elles paraissaient le plus (DAVANTAGE) irritées. Si l’on (si ON) avait réprimé leur colère, elles ne se seraient point rendues coupables de tant (D’AUTANT) de crimes qui ont déshonoré l’espèce humaine. On n’aurait pas vu les Alexandre .sortir d’un banquet, les mains toutes degouttantes (TOUT DÉGOUTTANT) du sang de Clitus. Cette passion est la (LE) plus violente et la plus (DAVANTAGE) à redouter de toutes les passions. C’est dans le moment qiC (où) elle a été le (LA) plus violente que l’on a vu sur ses pas le meurtre, le poison, l’incendie, la ruine des villes et la destruction des nations. Là ont existé les cités les (LE) plus fameuses ; et à peine le voyageur en a-t-il aperçu les vestiges (A-T-IL APERÇU LEURS VESTIGES) : Hé bien ! c’est la colère qui les a renversées et qui en a détruit les habitants, en les passant au fil de l’épée. Combien de peuples n’a-t-elle pas anéantis ! Combien n’en a-t-elle pas livrés [LIVRÉ) aux supplices les (LE) plus affreux pour avoir osé résister à une domination étrangère ! Elle en a détruit presque autant qu’elle en a vaincus. On a vu des conquérants mettre à feu et à sang des villes qu’ils avaient été fâchés d’avoir combattues pendant (DURANT) trop longtemps. Ces généraux, ces rois même qui ont eu tant de gloire pendant le peu d’années qu’ (où) ils ont vécu ou régné, on (L’ON) les a vus périr victimes eux-mêmes de la colère dont (DE QUI) ils avaient peut-être donné l’exemple : L’un a été frappé du poignard dans son * lit, l’autre a été empoisonné au milieu des festins, celui-ci a péri dans (DEDANS) les temples, celui-là sous (DESSOUS) les yeux du peuple. Voilà (voici) les effets de cette cruelle passion qui, depuis près de six mille ans jusqu’aujourd’hui, l’an mil huit cent trente et un, a désolé et ravagé la terre.


33. – SENSIBILITÉ D’UNE SERVANTE.

Une servante suédoise s’était liée d’amitié avec une veuve qu’un grand nombre d’enfants avaient (A) laissée dans (DEDANS) un état voisin de la misère. Cette veuve, s ctant trouvée inca- , pable (NE S’ÉTANT PAS TROUVÉ SUSCEPTIBLE) de lui donner les gages qu’elle s’était chargée de lui payer, pour les services qu’elle lui aurait rendus, s’était vue dans la cruelle nécessité de s’en séparer, quelque nécessaires que lui fussent (ÉTAIENT) encore ses services. Quoi qu’elle eût (AVAIT) fait, quelque chose qu’elle eût (AVAIT) imaginée, elle ne se serait jamais passée de cette fidèle servante. Combien de projets n’avait-elle pas formés ! Combien de réflexions désolantes n’avait-elle pas déjà faites (FAIT), quand tout à (D’UN) coup cette fille sensible et désintéressée l’a tirée d’embarras. Voici (VOILA) les paroles consolantes qu’elle a prononcées (PRONONCÉ) à cette occasion : « Je ne vous serai point « à charge, je ferai votre ouvrage et, dans mes moments perdus, « je travaillerai pour mon entretien ; je me suis fait une habi« tude de vivre de si (D’AUSSI) peu que, tout modiques que peuvent * (PUISSENT) être mes gains, ils me suffiront pour mon exise tenoe. » Quelle humanité a montrée cette servante ! Elle en a plus (DAVANTAGE) montrée que, généralement, toute autre personne à sa place. Elle n’a point attendu (ESFÉRÉ) que sa maîtresse vint la solliciter, mais, d’elle-même, elle s’est proposé de continuer ses services gratuitement, en lui faisant observer (OBSERVANT) que sa frugalité l’avait toujours mise à l’abri du besoin. La maîtresse s’est félicitée et s est fait (HIT) un vrai bonheur d’accepter une offre si généreuse (UN OFFRE AUSSI GÉNÉREUX). On n’eût pas été excusable (PARDONNABLE), il est vrai, de se refuser à aider une si (à UNE AUSSI) bonne mère ; mais combien de personnes n’a-t-on pas vues (vu) abandonnant même leurs amis, lorsque ceux ci (CEUX-LA) étaient dans les dangers les plus imminents (LE PLUS ÉMINENTS), ou qui leur ont refusé dans le besoin une somme d’argent, quelque peu considérable (CONSÉQUENTE) qu’elle (Ilt (ÉTAIT).

– K4-

34. – VITELLIUS.

EXTRAIT DE Suétone. (Les douze Césars).

PREMIÈRE DICTÉE. — Vitellius Aulus, né l’an quinze de JésusChrist, était un monstre de cruauté. Combien n’en a-t-il pas donné de preuves convaincantes? Nous en avons choisi quelques-unes entre mille. Etant arrivé à Bédnac, où s’était livrée une bataille, il s’y est arrêté uniquement pour se repaître de


la vue des cadavres, des membres dispersés çà et là et, enfin, pour entendre en quelque sorte les derniers cris do « oJFfance des malheureux blessés, mourant dans les douleurs les plus atroces. Il voulait se donner un spectacle qui a toujours excité la pitié et l’horreur des âmes compatissantes et sensibles.

C’est (CE SONT) des heures entières qu’il s’est plu au milieu des cadavres. Savez-vous ce que c’était que les paroles que l’histoire a dit (DITES) qu’il a tenues (TENU) aux personnes qui se sont plaintes (PLAINT) de l’infection de l’air ? « L’odeur d’un ennemi mort est toujours agréable. » Qu’était-ce que ces paroles ? c’était l’indice certain, c’étaient des signes non équivoques de la dureté de son cœur. Voulez-vous savoir * ce que c’était que ses mœurs dans (DEDANS) la vie matérielle?

C’était un grand mangeur, qui ne croyait être devenu souverain que pour bien manger. Aussi faisait-il quatre ou (à) cinq repas par jour, et afin qu’il pùt y suffire, il avait contracté l’habitude de vomir quand il le voulait. A force de boire et de manger, il est devenu abruti, sans que sa cruauté se soit (S’EST) relâchée. Il a fait mourir de faim sa mère Sextilia, parce qu’on lui avait prédit qu’il régnerait longtemps s’il lui survivait.

Bientôt ses excès, ses désordres lui ont attiré la haine, l’exécration universelle ; il en a eu peur; il a craint qu’on ne se Îwrtàt (SE PORTE) aux dernières extrémités envers (VIS-A-VIS DE) lui, qu’on ne lui fît (FASSE) payer cher toutes les cruautés qu’il avait exercées contre les autres, qu’on n’en voulut (EN VEUILLE) à sa vie. C’était bien li punition que lui avaient value les horribles crimes qui avaient signalé son règne. Que de douleurs, en effet, ils avaient coûtées à tous (TOUTES) les honnêtes gens qui avaient eu le malheur de lui déplaire ! Aussi s’imaginait-il (IMAGINAIT-IL) que l’heure de la vengeance était sonnée. Dès qu’il y a eu la – moindre émeute, dès que l’indignation pnblique a éclaté, il s’est sauvé comme un lâche, et s’est caché (SE CACHE) chez le portier du palais, dans (DEDANS) la loge aux chiens.

DEUXIÈME DICTÉE. — On l’en (L’ON L’EN) a tiré pour le mener par la ville, sans vêtements, les mains liées derrière le dos, et une épée nue sous le menton pour le forcer à se tenir droit.

Ses ennemis se sont ensuite rués sur avocat meaux ce monstre, l’ont massacré et ont traîné son corps avec un croc, puis (ET PUIS ENSUITE) l’ont précipité dans le Tibre (soixante-neuf ans après JésusChrist). Pendani (DURANT) la seule année qu’il a régné, il avait commis, dit-ou, plus (DAVANTAGE) d’excès que d’autres n’en ont commis pendant (DURANT) le nombre d’années qu’ils ont vécu.

Résultat de recherche d'images pour "image law"

Quels qu’aient (ONT) été ses vices, quelques grands crimes qu’il ait (A) commis ou ordonné de commettre, il y a eu des gens assez faibles pour entrer dans ses vues, quand il se rendait coupable des plus grands attentats contre la morale publique :

Tant il est vrai de dire que les hommes, élevés en dignité, sont toujours suivis d’un certain nombre de flatteurs et de gens amoitieux ! C’est ainsi que l’humanité s’est laissée aller aux plus graves erreurs, quand des hommes se sont laissé (LAISSÉS) effrayer au point d’approuver les actes les plus despotiques. On doit les blâmer, quelque bons citoyens qu’on ait (QUE NOUS AVONS) feint de les croire d’ailleurs. C’est une telle faiblesse qui a fondé les despotismes.

35. — EXCES DES VAINQUEURS APRÈS LA MORT DE VITELLIUS.

La mort de Vitellius avait mis fin à la guerre que l’on avait commencée depuis longtemps, et, cependant, la paix ne s’était point encore établie. Les vainqueurs se sont tenus dans Rome tout armés, et se sont acharnés sur (DESSUS) les vaincus avec une haine tout autre qu’on n’en avait vue jusque-là. Les malheurs se sont répétés et se sont succédé (SUCCÉDÉS) avec moins de rapidité dans toute autre circonstance. Les rues se sont remplies de cadavres ; les temples et les places (ET PLACES) publiques ont été ensanglantés. Quelle qu’ait (A) été la victime qui s’est présentée, quelques bons moyens de justification qu’elle ait (A) fournis, on (L’ON) l’a égorgée sur-le-champ. Ces hommes féroces se sont cru le droit de commettre tous les crimes : ils ont trempé leurs mains cruelles dans le sang des innocents. Autant ils en ont rencontrés, autant (ET AUTANT) ils en ont immolés. Bientôt, par ce progrès naturel a la licence, ils se sont jetés dans les maisons, les ont fouillées et en ont arraché ceux qui s’y étaient (CEUX s’y ÉTANT) cachés. Comment ne se sont-ils pas sentis saisis d’effroi à la vue de ces êtres souffrants? Comment ne se sont-ils pas senti le courage de s’arrêter? D’abord leur cruauté n’a voulu que du sang ; mais ensuite elle s’est tournée en cupidité. fis ont ordonné qu’on leur ouvrit (OUVRE) toutes les maisons, sous prétexte qu elles avaient servi de retraites aux Vitelliens ; et c’a été la raison qu’ils ont donnée pour y entrer avec violence. C’est alors que 1 horreur de leur conduite a été le (LA) plus révoltante, et que leurs affreux projets de meurtre et de pillage se sont montrés (MONTRÉ) au grand jour. Ils se sont livrés à tous les excès et ont porté le peuple à un tel point de désespoir qu’il est devenu, à son tour, le maître et la terreur de ces tigres qui s’étaient abreuvés dans son sang.


36. – SUR L’ÉCRITURE.

PREMIÈRE DICTÉE. — Quelle qu’ait (A) été la barbarie des peuples primitifs, quelque sottes (SOTS) gens qu’on les ait (QUE L’ON LES A) jugés, on a vu s’élever parmi (ENTRE) eux certains hommes supérieurs qui se sont distingues de la foule, qui ont raconté des événements qui s’étaient passés avant (AUPARAVANT) qu’ils fussent (ÉTAIENT) nés. Ils ont cherché le moyen de con- ¿ server la mémoire des découvertes qu’ils ont cru devoir (QUI DEVAIENT) intéresser la postérité ; mais l’écriture, c’est-à-dire l’art de peindre la parole et de parler (ET PARLER) aux yeux, n’était pas encore découverte. Les hommes ont donc imaginé SE SONT DONC IMAGINÉS) différents moyens dont (DE QUI) ils se sont servis plus ou moins utilement. C’est (CE SONT) des moyens qu’ils ont employés que (DE QUI) nous voulons parler aujourd’hui.

DEUXIÈME DICTÉE. — La tradition, aidée de quelques monuments grossiers, est un des premiers moyens qu’on ait (A) employés pour parvenir à ce but. Dans la suite , les Egyptiens se sont proposé (PROPOSÉS) une conduite tout autre, c’a été de peindre les objets mêmes dont (DE QUI) ils se sont proposé de conserver la mémoire et qu’ils ont jugé bon (BONS) et avantageux de transmettre à la postérité, parce que c’étaient des objets d’une certaine importance. Ces représentations, tout informes et toutes (TOUT) grossières qu’elles étaient (FUSSENT) , ont rendu quelques services. Elles ont été, d’après les historiens, la première écriture qu’aient ( QU’ONT ) paru avoir les Phéniciens.

Nous nous en sommes laissé convaincre nous-mêmes par ce que ces écrivains en ont rapporté. Quoi qu’il en soit (EST), les auteurs qui ont le (LES) mieux traité de l’histoire et des arts des Chinois, ont expliqué comment s’est établie chez eux leur écriture actuelle, dont (DE QUI) ils ont trouvé l’idée dans (DEDANS) l’ancienne coutume d’exprimer la pensée par l’image naturelle des objets susceptibles d’être représentés.

TROISIÈME DICTÉE. — Les Egyptiens, qui se sont fait une antiquité fabuleuse et qui se sont prétendus les inventeurs de tous les arts, n’ont pas manqué d’assurer que l’écriture avait pris naissance parmi (ENTRE) eux. Ils se sont obstinés (OBSTINÉ) à soutenir que Thot, connu chez les Grecs sous le nom d’Hermès, et chez les Latins sous celui de Mercure, en avait fait le premier la d écouverte. Cette opinion, tout ambitieuse et toute (TOUT) ridicule qu’elle était, a trouvé des hommes assez crédules qui l’ont adoptée sans preuve et sans (ET) examen. Thot ou Thoth.

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer